La chirurgie esthétique par le Docteur Boolauck, informations sur la chirurgie esthétique - Chirurgie Esthétique
PROTHESES RONDES A PROFIL MOYEN, EN SILICONE :

CHOIX DE LA PATIENTE : PLASTIE MAMMAIRE D'AUGMENTATION PAR PROTHESES A GEL COHESIF DE SILICONE, RONDE A PROJECTION MOYENNE
EN RETRO PECTORALE SUR SES 2/3 SUPERIEURES, INTRODUITES PAR UNE VOIE HEMI AREOLAIRE INFERIEURE.
VOLUME 300CC A DROITE 320 cc GAUCHE POUR CORRIGER L'ASYMÉTRIE DE VOLUME.
PROTHESES A PROFIL MOYEN, EN SILICONE :

PROTHESES A PROFIL MOYEN, EN SILICONE :

PROTHESES A PROFIL MOYEN, EN SILICONE :


PROTHESES A PROFIL MOYEN, EN SILICONE :


PROTHESES A PROFIL MOYEN, EN SILICONE :

AUGMENTATION MAMMAIRE PAR PROTHESE DE 390 cc.

PHOTO PRE OPERATOIRE

CHOIX DE LA PATIENTE : PLASTIE MAMMAIRE D'AUGMENTATION PAR PROTHESES A GEL DE SILICONE, RONDES A PROJECTION MOYENNE.
EN POSITION RETRO PECTORALE SUR SES 2/3 SUPERIEURS, INTRODUITES PAR UNE VOIE HEMI AREOLAIRE INFERIEURE.
A DROITE ET A GAUCHE POSE D'UN VOLUME DE 320 cc. PROTHESES A PAROI TEXTUREE.

CHOIX DE LA PATIENTE : AUGMENTATION MAMMAIRE PAR PROTHESES MAMMAIRES PRE-REMPLIES DE SILICONE, TEXTUREES, RONDES ET DE PROJECTION MOYENNE A 265 cc.

A B C
VOICI L'EVOLUTION DE LA FORME DU SEIN AU COURS DU TEMPS APRES LA POSE DE PROTHESES MAMMAIRES EN POSITION RETRPECTORALE :
A : EN PRE OPERATOIRE
B : RESULTAT A UNE SEMAINE DE L'INTERVENTION
C : RESULTAT A 6 SEMAINES DE L'INTERVENTION

DANS CE CAS, IL S'AGIT D'UNE CURE DE PTOSE MAMMAIRE AVEC CICATRICE
VERTICALE ET PERI AREOLAIRE ET AUGMENTATION MAMMAIRE PAR
PROTHESES MAMMAIRES EN SILICONE DE 320 CC RONDES TEXTUREES.
Il est difficile de répondre à toutes les questions sur cette présentation générale car chaque patiente est particulière tant physiquement que psychologiquement.
Cette approche sommaire du sujet vous permettra de comprendre les grands principes de base de cette intervention.
1. Définition :
L'hypotrophie mammaire se définie par un volume de seins insuffisant par rapport à la morphologie de la patiente. Elle peut exister d'emblée (seins petits depuis la puberté) ou à la suite d'un amaigrissement important ou à de nombreuses grossesses. Elle peut être isolée ou associée à une ptôse mammaire (les seins tombent), il y a alors un affaissement de la glande mammaire avec une distension de la peau.
La demande d'augmentation mammaire est en nette progression car la qualité des prothèses et l'évolution des techniques chirurgicales rendent cette intervention plus sure et les résultats sont prévisibles et satisfaisants.
2. Les motivations :
Les motivations des patientes sont variées et doivent être prises en compte dans le choix du volume et de la forme de la prothèse :
- si la patiente a de petits seins (hypotrophie mammaire) et qu'elle veut avoir une poitrine plus importante, c'est de la chirurgie esthétique.
- si la patiente n'a jamais eu de glande mammaire et que le thorax est plat : c'est l'agénésie mammaire (très rare), c'est de la chirurgie plastique réparatrice d'une anomalie congénitale.
- si la patiente a une asymétrie mammaire (avoir des seins de volume très différents). Cette hypotrophie mammaire peut être acquise à la suite d'une ou plusieurs grossesses ou d'un amaigrissement important, le volume des seins diminue et les seins se vide dans la partie haute en particulier et les seins sont tombant et ont perdu leur fermeté. Il est alors parfois nécessaire de faire une cure de ptôse mammaire dans le même temps opératoire avec une cicatrice verticale.
3. Objectifs :
Une plastie mammaire d'augmentation vise à corriger le volume jugé insuffisant des seins par la mise en place d'implants mammaires derrière la glande mammaire ou derrière le muscle grand pectoral. Cette intervention simple, sur le principe, se singularise par le fait que l'on utilise une prothèse. Elle engage donc la patiente dans une démarche de suivi au long cours.
Plus que pour d'autre intervention, l'appréciation du résultat est en très grande partie subjective. Les résultats dépendent d'abord et avant tout de la morphologie du thorax et des seins de la patiente puis des prothèses et enfin de la technique opératoire.
La décision de bénéficier de cette intervention doit être mûrement réfléchie en ayant d'abord des notions claires concernant les prothèses mammaires et les modes et conséquences opératoires.
Ainsi pour que l'augmentation mammaire permette à la femme, qui en bénéficie, d'être plus sûre d'elle, il faut que le résultat soit à la hauteur de ses espérances.
Ses espérances doivent être réalistes et donc tenir compte de son aspect physique initial et ne doit pas appartenir au fantasme. On peut mettre une prothèse de la taille d'un ballon de football, celà est parfois techniquement possible (si l'on veut faire une caricature), mais le résultat ne sera pas particulièrement beau. Pour chaque patiente, il y a une forme et un volume de prothèse qui sera le plus adapté à sa silhouette.
Si en consultation on montre des exemples de bons résultats, sans commentaires sur la forme du thorax et du sein de départ et de la prothèse utilisée, à une patiente dont le physique ne correspond pas aux modèles présentés, celà ne fait que participer à entretenir l'illusion que toutes les patientes peuvent avoir un résultat idéal avec des seins et un thorax de départ qui ne le sont pas. Cela ne peut être que source de grande déception pour la patiente. Il est donc préférable que les patientes soient clairement informées avant l'intervention du résultat que l'on peut espérer obtenir.
4. Les implants actuellement autorisés :
Tous les implants sont faits d'une enveloppe de silicone (élastomère de silicone) lisse ou texturée (irrégulière, il semblerait que cette texture limite la survenue de coque). Le revêtement peut être en polyuréthane (ce revêtement limiterait la survenue des coques).
- Le contenu peut être :
- du sérum physiologique, il en existe des gonflables et des pré remplies (le remplissage se faisant au laboratoire).
- du gel de silicone cohésif qui a la propriété de ne pas diffuser dans les tissus même en cas de rupture complète de la prothèse.
- ou mixte contenant du sérum et gel de silicone.
- La forme :
Il y a des prothèse rondes et pour un même volume, il y a des prothèses de diamètres différents ce qui permet donner pour un même volume une projection (hauteur) différente.
Les prothèses anatomiques ont, de profil, la forme d'une demi-goutte d'eau.
Les prothèses asymétriques.
5. Comment choisir la forme et la volume de la prothèse qui va être poser ? :
Il faut avant tout que la patiente donne son avis sur le volume des seins qu'elle voudrait avoir. Souvent, elle l'exprime en donnant les références du soutien gorge (90 C par exemple). Mais il faut savoir qu'à références égales, il y a de grandes différences de contenance entre une marque de soutien gorge et une autre. Il faut donc un moyen plus précis pour que la patiente puisse préciser le volume qu'elle voudrait avoir.
La patiente apportera lors de la consultation un T-shirt blanc (les couleurs sombres ne mettent pas en valeur les volumes) très moulant et un soutien gorge très simple dont la ceinture ferme sans contrainte avec le bonnet de ses rêves et de préférence sans armatures et sans artifice de rembourrage du bonnet. Dans ce bonnet on pourra mettre un gabarit du volume correspondant à son souhait.
Grâce à ces deux vêtements le chirurgien va pouvoir évaluer sans méprise possible le volume que désire la patiente en utilisant des prothèses de gabarits et de tailles différentes que l'on va placer dans le bonnet du soutien gorge. Le port du T-shirt blanc, quant à lui, va permettre de préciser l'harmonie des mensurations de la nouvelle silhouette (tour de bassin /tour de taille/ tour de poitrine).
Une fois le gabarit choisi, on affinera le volume précis de la prothèse.
6. La voie d'abord :

La voie d'abord est l'incision par laquelle est introduite la prothèse. Il en existe plusieurs. Si il y en a plusieurs, c'est parce qu'aucune n'est parfaite. Elles présentent toutes des avantages et des inconvénients.
Chaque chirurgien à sa voie d'abord préférée, mais c'est la patiente qui décide de la voie par laquelle on va introduire la prothèse :
. la voie axillaire est une incision dans aisselle :- avantages :
- cicatrice à distance du sein.
- ne laisse aucune cicatrice sur le sein.
- permet l'introduction de très gros volume.
- inconvénients :
- entraîne une gène sous les bras plus importante, pendant les premiers jours en raison des cicatrices axillaires souvent à l'origine d'une asymétrie des seins au niveau de la hauteur du sillon sous mammaire.
- en cas de survenue d'une coque, la résection de celle-ci ne peut se faire intégralement aisément.
. les voies aréolaires et les variantes :
- la voie hémi péri aréolaire inférieure.
- la voie transaréolaire mamelonnaire.
- la voie transaréolaire périmamelonnaire.
- avantages :
- permettent de mieux contrôler la pose de la prothèse en particulier sur le sillon sous mammaire, car la voie d'abord est plus proche du site de pose de la prothèse.
- en cas de complication : coque (la résection de celle-ci est plus facile) ou en cas saignement, le contrôle en est plus facile également.
- inconvénients :
- laisse une cicatrice sur le sein, mais celle-ci est, dans la très grande majorité des cas, très discrète.
. la voie sous mammaire :
- très peu utilisée car trop visible.
. la voie ombilicale :
- utilisée uniquement pour la mise en place de prothèse gonflables.
- cette voie n'est pas classique.
7. Position de la prothèse par rapport au muscle :

La glande mammaire est située sur le muscle grand pectoral. La prothèse peut être mise devant ou derrière ce muscle quelque soit la voie d'abord.
L'objectif premier de la plastie mammaire d'augmentation est de mettre une prothèse pour augmenter le volumes des seins.
Le deuxième objectif est de faire de sorte que cette prothèse soit la moins visible et la moins palpable possible.
Il faut donc que cette prothèse soit couverte par le maximum de tissus de couverture possible.
La prothèse peut donc être posée soit devant le muscle grand pectoral, soit derrière ce muscle.
. avantages de la prothèse posée devant le muscle :
- dissection rapide.
- temps d'intervention réduit.
- risque d'hématome réduit.
- possibilité de faire l'intervention sous anesthésie locale en ambulatoire (pas d'hospitalisation).
- en cas de demande de très gros volume, leur placement est plus facile.
- reprise très rapide d'une activité normale.
- douleurs post opératoires très réduites.
. désavantages de cette technique :

- si le sein de départ n'est pas suffisamment épais, les défaut des prothèses peuvent se voir, en particulier les plis que l'on peut également palper.
- le risque d'anesthésie du mamelon est plus important car les filets nerveux sont plus exposé lors de la dissection.
- si la glande mammaire fait moins de 3 centimètres d'épaisseur dans son pôle supérieur (au dessus de l'aréole. C'est l'endroit que l'on voit quand un femme porte un décolleté), cette épaisseur ne suffit pas à masquer la prothèse et il y aura un aspect de marche d'escalier à cause du relief de la prothèse au lieu d'une pente douce.
- l'examen radiographique du sein est un peu plus complexe pour le médecin radiologue.
- la fonte du sein va engendrer, au fil des années, une diminution de l'épaisseur de couverture de la prothèse.
. avantages de la prothèses posée derrière le muscle :
- en réalité, la prothèse ne se trouve derrière le muscle que sur ses 2/3 supérieurs. Sur le tiers inférieur, il n'y a que la glande qui recouvre la prothèse.
- le risque d'anesthésie du mamelon est moindre car les filets nerveux sont moins exposés à la dissection.
- il y a pas de marche d'escalier dans la partie haute du sein (le décolleté).
- l'examen radiographique du sein est plus simple pour le radiologue.
- la prothèse étant recouverte de peau, de glande et de muscle, celle-ci est mieux camouflée sauf dans le sillon sous mammaire où elle peut parfois se percevoir au toucher chez les patientes très minces.
. désavantages de cette technique :
- temps de dissection plus long.
- temps d'intervention plus long.
- l'intervention se déroule sous anesthésie générale ou sédation profonde.
- l'intervention sera suivie d'une hospitalisation de 24 heures.
- en cas de demande de très gros volumes, leur placement sera plus difficile.
- la reprise d'une activité normale pourra se faire en moyenne au bout d'une semaine.
- les douleurs post opératoires sont plus importantes d'où la nécessité de rester hospitalisée 24 heures en post opératoire afin de vous administrer les antalgiques adaptés à l'intensité de votre douleur
8. Avant l'intervention :
L'emplacement de la cicatrice, la situation de la prothèse par rapport au muscle, le type et la taille de la prothèse auront été décidés en consultation, en fonction notamment du contexte anatomique et des désirs exprimés par la patiente.
Un bilan préopératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions et le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l'intervention.
Outre les examens préopératoires habituels, il peut être utile de vérifier l'imagerie mammaire (mammographie, échographie).
Aucun médicament contenant de l'aspirine ne devra être pris dans les 15 jours précédents l'intervention.
9. Type d'anesthésie et modalités d'hospitalisation :
Il s'agit le plus souvent d'une anesthésie générale, durant laquelle vous dormez complètement.
Une hospitalisation de 24 heures est habituellement suffisante.
10. L'intervention :
Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et qu'il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats. Toutefois, on peut retenir des principes de base communs.
Faite le plus souvent sous anesthésie générale, elle dure une heure à une heure et demi.
La patiente est assise les bras le long du corps pour mieux apprécier le résultat et surtout le bon positionnement des prothèses au niveau du sillon sous mammaire.
Dans le cas d'asymétrie, on mettra des prothèses de tailles différentes et si la patiente veut rétablir une certaine symétrie, celà nécessitera souvent pendant l'intervention l'utilisation de prothèses d'essai à usage unique, ce qui permet d'affiner la symétrisation.
Généralement, on place des drains de redons qui ont pour rôle d'aspirer tous les fluides qui vont entourer la prothèse pendant les premières 24 heures. Celà réduit les douleurs post opératoires (le sein est moins tendu par l'évacuation des volumes des fluides qui entourent la prothèse) et, à condition d'être bien placés et d'être de diamètre correcte, celà permet de drainer les hématomes de petit volume (il semblerait, selon certaines études, qu'une collection de sang autour de la prothèse non drainée pourrait être à l'origine de certain type de coque).
Enfin, un pansement est mis en place.
Afin que la patiente n'ai pas mal à son réveil, on administre pendant l'intervention dans le sein un produit antalgique.
Pendant l'intervention un antibiotique est administré pour prévenir une éventuelle infection.
11. Les gestes associés :
En cas de ptôse mammaire (seins tombants, aréole basse), il est souhaitable d'associer un geste de réduction de l'enveloppe cutanée, ce qui implique une rançon cicatricielle plus importante (péri-aréolaire, verticale).
Il est possible qu'un drain soit laissé en place quelques jours après l'intervention de manière à ce que le sang ou le liquide qui peuvent se collecter soient éliminés.
En fin d'intervention, un pansement modelant, avec des bandes élastiques en forme de soutien-gorge, est confectionné.
En fonction du chirurgien et de la nécessité éventuelle d'un geste complémentaire associé, l'intervention peut durer de une à deux heures.
12. Les suites opératoires :
13. La sortie de la clinique :
- Elle se fait le lendemain de l'intervention après le retrait des drains si il y en a.
- Le maintient des seins peut se faire soit par un pansement en boléro ou par le port d'un soutient gorge à ouverture en avant.
- Des antalgiques sont proposés si les douleurs persistent.
- Les antibiotiques sont maintenus pour une durée de cinq jours, exclusivement à titre préventif, parce qu'il y a eu la pose d'un corps étranger.
- Il est recommandé de restreindre les activités sportives qui mettent en jeu les muscles pectoraux pendant 6 semaines.
- Un rendez-vous de contrôle est prit à J 7 de l'intervention et durant ces 7 jours, la patiente doit modérer ses activités physiques surtout si la prothèse est placée derrière le muscle pectoral.
- Il faudra dormir sur les dos ou sur le côté mais jamais sur le ventre pendant les 6 semaines post-opératoires.
- Les activités sportives violentes seront reprises à six semaines post-opératoires.
- Les douches sont autorisées.
- Oedème (gonflement) et ecchymoses (bleus) des seins peuvent géner à l'élévation des bras et sont fréquents au début.
- Le premier pansement est retiré au bout d'une semaine lors de la 1ère consultation de contrôle. On met alors en place un soutien-gorge assurant une bonne contention.Le port de ce soutien-gorge peut être conseillé pendant environ 1 mois, nuits et jours.
- Les fils de suture sont résorbables.
- Il convient d'envisager une convalescence et un arrêt de travail d'une durée de huit à dix jours.
14. Le résultat :
Il peut être apprécié à partir du troisième mois, délai nécessaire à l'assouplissement des seins et à la stabilisation des prothèses.
Au-delà de l'amélioration esthétique, le retentissement psychologique est le plus souvent bénéfique.
Une prothèse, qu'elle soit remplie de gel de silicone ou de sérum physiologique, a une durée de vie incertaine que l'on ne peut estimer précisément à priori puisqu'elle dépend de l'éventuelle survenue d'une complication. Ainsi, la durée de vie de l'implant ne peut être garantie à vie. Mais la durée moyenne est de 15 ans.
15. Complications envisageables :
L'augmentation mammaire par prothèse, bien que réalisée pour des motivations essentiellement esthétiques, n'en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale. Ce qui implique les risques liés à tout acte médical aussi minime soit-il.
Il faut distinguer les complications liées à l'anesthésie de celles liées au geste chirurgical.
En ce qui concerne l'anesthésie, lors de la consultation, le médecin-anesthésiste informera lui-même la patiente des risques anesthésiques. Il faut savoir que l'anesthésie induit dans l'organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins facile à maîtriser. Le fait d'avoir recours à un anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical, fait que les risques encourus sont devenus statistiquement presque négligeables.
Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d'immenses progrès ces vingt dernière années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l'intervention est réalisé en dehors de l'urgence et chez une personne en bonne santé.
En ce qui concerne le geste chirurgical, en choisissant un chirurgien plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d'intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement.
Les suites opératoires sont en général simples au décours d'une augmentation mammaire par prothèses. Toutefois des complications peuvent survenir, certaines inhérentes à l'en¬semble des interventions de chirurgie mammaire, d'autres liées à la mise en place d'un corps étranger dans le sein (risques spécifiques aux implants mammaires).
16. Complications inhérentes liées à l'ensemble des interventions de chirurgie mammaire :
- la survenue d'une infection nécessite un traitement antibiotique et parfois un drainage chirurgical.
- un hématome peut nécessiter un geste d'évacuation.
- des altérations de la sensibilité, notamment mamelonnaire, peuvent être observées, mais la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 6 à18 mois.
- surtout, l'évolution des cicatrices peut être défavorable avec la survenue de cicatrices hypertrophiques, voire chéloïdes, d'apparition et d'évolution imprévisible qui peuvent compromettre l'aspect esthétique du résultat et requièrent des traitements locaux spécifiques souvent longs.
17. Risques spécifiques liés aux implants mammaires :
Ils sont de trois ordres et varient en fonction de la nature du produit de remplissage de l'implant : il s'agit de la formation de plis ou de vagues, de la survenue d'une contracture capsulaire péri-prothétique et enfin du risque de rupture.
Les coques sont une complication imprévisible qui peut apparaître, quel que soit le type de prothèse. Il s'agit de la formation d'une coque fibreuse (réaction à un corps étranger) autour de l'implant. Elle peut se former des mois après la mise en place des prothèses. Dans ce cas, le sein se déforme, devient sphérique, dur et parfois douloureux. Une nouvelle intervention pourrait alors s'imposer pour aller briser cette coque. Cette complication spécifique survient dans 2 a 5 % des cas. Elle n'est pas dépendante du chirurgien.
